A propos de Sadko

SADKO artiste plasticien sculpteur est né à Paris où il réside et travaille.

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Né à Paris de parents russes, Sadko se définit comme un “Russe de Paris”. C’est auprès d’autres “Russes de Paris” comme le sculpteur Zadkine et le peintre G. Annenkov qu’il s’est formé. Depuis 25 ans, il développe un univers artistique qui lui est propre, inspiré de l’Ecologie au moment où ce mot ne possédait pas la résonance acquise aujourd’hui.
Un personnage – vous, moi, lui ou elle – l’habite. Ce personnage évolue dans des environnements qui dépassent largement sa mesure, mais auxquels il donne un sens et une âme.
Il est au sommet d’un cercle fait d’une racine ou d’interminables échelles, tel un ambassadeur, porteur de message du Ciel à la Terre, ou plutôt le contraire, précise Sadko, persuadé que c’est l’Homme, dans une recherche d’idéal, qui a créé Dieu. Il apparaît aussi, debout, au sommet de longues tiges, en expectative et en contemplation. La patine du bronze évoquant la moisissure des arbres et l’argile humide renforce son appartenance à la Terre tandis que son ascension le projette vers le Ciel, telle la flamme du cierge brûlant dans les cathédrales. Il navigue aussi dans l’espace, dans des peintures minimales, triomphant dans son apesanteur.
Cet univers spiritualisé et poétique est signe d’élévation.
Les œuvres de Sadko nous suggèrent l’approche poétique d’un jeu où l’homme dialogue avec lui-même et la nature pour une tentative d’éternité. Lydia Harambourg

Sadko expose régulièrement depuis 1986 en France et à l’étranger. En bronze, parfois associées à d’autres matériaux, ses sculptures nous font parcourir avec poésie et spiritualité la trace de l’homme dans l’univers. Sadko transpose certaines de ses sculptures en sculptures-bijoux. Il a également réalisé plusieurs œuvres monumentales.

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Les œuvres de Sadko sont présentes dans de nombreuses collections privées, tant en France, qu’en Angleterre, Allemagne, Belgique, Danemark, Italie, Maroc, Suisse et USA.

Collections publiques:
. Ville de Paris
. Puteaux
. Dignes-les-Bains
. Bibliothèque Nationale de France

Bibliographie:
“Dictionnaire des Arts Plastiques Modernes et Contemporains”,
Jean-Pierre Delarge, Editions Gründ, 2001

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SADKO est avant tout poète.
Poète de l’espace dessiné à l’aide du trait. Ses œuvres sont autant graphiques que sculptées. Pétries dans la cire, elles trouvent dans le bronze la finesse nécessaire à leur narration.

Elles projettent leurs ombres sur le mur, comme un double ou plutôt un dédoublement – une vison complémentaire, musicale.

Il en résulte une perception aérienne dans laquelle l’homme – réduit à sa véritable dimension, c’est-à-dire nécessairement petit – se trouve confronté à l’immensité de l’univers. Un jeu d’équilibre-déséquilibre s’instaure entre l’homme et son environnement, mais sans danger, car les sentiments de paix et de sérénité dominent, prometteurs d’éternité.

Fragile et solide à la fois, ce petit personnage suit les trajectoires du destin qui se présente à lui, figuré par les ramures ou les racines des arbres. Elles dessinent des courbes qui n’ont ni début ni fin, des cercles, des échelles dressées à la verticale, à la recherche d’une élévation libératrice.

A travers cette forme inhabituelle de sculpture où le vide l’emporte sur le plein, où la transparence domine, SADKO explore un domaine poétique peu visité, qui lui appartient en propre et qui s’impose avec évidence…

Vladimir Hofmann

LES BRONZES DE SADKO
Par Robert Fajon

On leur attribuerait des senteurs d’argile, d’humus et de bois vert, histoire de nous rappeler notre appartenance à cette terre, et notre place dans l’univers.
Ils témoignent d’une conscience profonde de ces choses, d’une douceur, d’une soif de paix, qui sont, sans nul doute, celles de leur auteur, et qu’il entend nous offrir en partage.
Ses petits personnages, « solides et cependant fragiles… sereins et pensifs » comme l’a précisé fort justement Maxime Dole, sont tous semblables; non identiques. Ils sont vous, moi, tout homme sur terre.
Modelés sans inutiles détails (la mutilation elle-même de l’un des « justes » est signalée de façon retenue, discrète), mais avec une évidente émotion, une évidente tendresse pour cette enveloppe corporelle, porteuse d’une autre vie.
Ils sont toujours seuls. Toujours ; à l’exception des quatre hommes de la « Constellation » projetés hors du centre, par une force centrifuge, dessaisis de leur pesanteur.
Face à leur vie, à leur destin.
Face à leur conscience plus encore.
Chaque voie est ténue, fragile, dès la naissance, et demeure hasardeuse sur le parcours ; faite de ruptures, de fragments raccordés, aux directions incertaines, en spirale aux franges déchirées…
Chacun pourtant s’y adapte sans désespérance, mesure son pas, trouve son point d’équilibre ; subtil, certes ; à la limite du déséquilibre, mais gagné ; au point de donner sens au tout.
L’aventure humaine.
Finalement longue et droite, in fine, pour « les justes », face à l’éternité.
Ils ont évité toute gesticulation inutile, toute précipitation inconséquente, toute agitation ; les bras collés au corps, même dans la marche, dressés sur la pointe des pieds (élévation), les mains rapprochées à mi-corps (intériorisation, scrutation du charnel, des profondeurs obscures) bras légèrement courbes, écartés (ouverture, disponibilité, confiance), bras et jambes écartés (dessaisissement, abandon), autant de choses qui nous renvoient aux symboles du temps des cathédrales.

R.F. 1997, texte publié dans SADKO, Promenades, 1999